Histoire et légendes des grands plats français !

De Castelnaudary à Gergovie, certains plats emblématiques de la gastronomie française sont nés de faits historiques, de légendes ou de besoins du quotidien. Retour sur les origines fascinantes du cassoulet, du gratin dauphinois, de la quiche lorraine et du coq au vin.

La guerre de Cent Ans et la naissance du cassoulet

Au XIV ème siècle, à Castelnaudary, la ville assiégée par les Anglais manque de vivres. Pour soutenir les soldats, les habitants mettent en commun l’ensemble des restes : morceaux de viande, lard, saucisses et fèves sont mijotés dans une jatte appelée cassole. Ce repas revigorant permet aux soldats de repousser l’ennemi, donnant naissance à la légende du cassoulet.

La Révolution et le gratin dauphinois

En 1788, à Grenoble, lors de la « journée des tuiles », les habitants protestent contre les autorités. Peu après, le lieutenant général du Dauphiné sert à ses officiers à Gap un plat de pommes de terre au four avec de l’ail et de la crème fraîche, le gratin dauphinois, mentionné pour la première fois par écrit.

La quiche lorraine, repas du peuple

Au XVIème siècle, dans l’Est de la France, une femme utilise un peu de pâte à pain pour préparer un appareil d’oeufs et de crème fraîche, appelé « migaine ». Elle cuit le tout au four commun et ramène cette quiche fine et croustillante pour nourrir sa famille. Au XIXème siècle, la quiche s’épaissit et s’enrichit de lard, devenant le plat populaire que l’on connaît.

Le coq au vin, symbole de l’orgueil gaulois

En 52 av. J.-C., à Gergovie, Vercingétorix envoie un coq aux Romains pour montrer que ses guerriers ne se laissent pas intimider. César le fait mijoter au vin pour un banquet, mais Vercingétorix retourne l’humiliation en infligeant une défaite aux légions romaines. La légende du coq au vin naît alors, symbole de fierté et de résistance.

 

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